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dimanche 27 janvier 2013

L'art des Kana

C'est l'écriture qui m'à d'abord amener à me lancer dans l'étude du Japonais.De longes années entrecoupées de pauses plus ou moins longue.De nombreux découragements suivi de périodes enthousiastes et aussi d'abandons désespérés.
Le kana , sillabaire japonais à été créé par des femmes durant l'âge d'or du moyen âge japonais :
HEIAN , l'époque des dames de la cour: Murasaki Shikibu, Sei Sheonagon ...
Avant cette écriture les écris étaient composés exclusivement de caractères chinois.
L'écrit était l'instrument du pouvoir et des hommes.
Les Kana ont contribué à la démocratisation de la langue écrite et à sa fluidité.
Un nouvel alphabet et un autre art de la calligraphie pour un nouveau moyen d'expression .
Une artiste japonaise qui vit actuellement en Allemagne pratique cet art et en fait un moyen d'expression pictural .
Kaoru Akagawa . 

dimanche 14 octobre 2012

Hasui Kawase

Hasui Kawase (1883-1957)

Hasui est considéré comme l' un des peintres de paysage japonais le plus important du 20ème siècle. Ses représentations sont caractérisées par leur sérénité  et une composition parfaite. Hasui a commencé ses études de  peinture japonaise en peignant avec Kiyokata Kaburagi mais très vite il opte pour la gravure sur bois (l'estampe imprimée) après avoir découvert le travail de Shinsui Ito.
 Bunjiro Kawase, Hasui avait seulement dix-neuf ans quand sa première peinture a été exposée. S. Watanabe à été le premier à reconnaître son génie artistique et Hasui est devenu l'artiste le plus populaire travaillant pour cet  éditeur prestigieux.
Hasui a beaucoup voyagé  au Japon et ses sujets sont le plus souvent des thèmes de paysage.Il commence par faire des esquisses rapides et des aquarelles prises sur le vif avant de les graver. Malheureusement, pendant le séisme de 1923, toutes ses gravures sur bois et plus de 200 esquisses ont été détruites. Les œuvres précédant  cet événement sont extrêmement rares et très recherchées. En 1953 son œuvre emblématique "neige à Sojiji"à été désignée trésor culturel intangible.

mercredi 15 août 2012

Hiroshima 広島

やっと広島、今年七月三日。雨ずっと毎日毎日。。。。。
Né à Hiroshima, présent dans la ville au moment de l'explosion de la bombe atomique, Tamiki Hara (1905-1951)dans"Hiroshima fleurs d'été" raconte  ce qu'il vécu à Hiroshima au cours de l'été 1945, avant, pendant et après le drame.
 3 récits traduits dans l'ordre énoncé plus haut respectivement par  Rose Marie Makino-Fayolle, Brigitte Allioux et Karine Chesneau
Actes Sud, collection Babel, parution en 2007..........................
 
 Tôge Sankichi (1917-1953) Né à Osaka et dans son enfance emménage à Hiroshima ou il vivra le bombardement . Il à écris un recueil de poèmes sur la bombe atomique.
(Gembaku Shishu)(原爆詩集).
Quatre de ses poèmes seulement sont publié chez  Laurence Teper, Paris, 2008.
 (Voir sur le site de: PO&SIE).

 Ici la traduction de Dominique Palmé dans les"Notes de Hiroshima" de Kenzaburo Oé:
 
Qu'on me rende mon père
Qu'on me rende ma mère
Qu'on me rende mes grands-parents
Qu'on me rende mes enfants
Qu'on me rende mon etre
Et ceux qui sont mes liens
Qu'on me rende les humains
 
Tant que je suis au monde
En ce mond d'humains
Qu'on me rende la paix
La paix qui ne peut se détruire


 

lundi 30 avril 2012

Hiroshima mon amour

Créé à Vidy-Lausanne et présenté lors de Mettre en scène en 2009, le spectacle a ensuite tourné aux Etats-Unis, en Russie, en France et au Japon. Il est repris à Rennes pour cinq représentations avant d’être présenté du 10 au 27 avril 2012 au Théâtre de la Ville de Paris (Théâtre des Abbesses).

« J’aime le regard que porte Marguerite Duras sur la question de l’amour, de la jouissance et de la liberté sexuelle au féminin. Marguerite Duras est l’écrivain de l’Amour, des amours impossibles, interdites. Hiroshima mon amour est l’histoire d’une brève liaison amoureuse. Elle, l’héroïne, n’est pas une femme « raisonnable » : bien que mariée, mère de famille et vivant en France, elle choisit lui, le Japonais ; elle s’abandonne pleinement corps et âme comme foudroyée par la passion. Marguerite Duras a su traduire au travers de ses histoires simples, comme elle seule sait les écrire, la tension du désir, sa violence. Le désir s’inscrit dans les corps, sur la peau, il insuffle des rythmes, des gestes, des silences ; il contamine les mots, s’incarne dans le langage même : Tu me tues. Tu me fais du bien… Dévore-moi. Déforme-moi jusqu’à la laideur… Le scénario, écrit pour Alain Resnais en 1958, s’ouvre comme un long poème, sorte de méditation sur l’amour, le temps, la mémoire, l’oubli et dont l’arrière-plan repose sur la violence politique, la guerre, la bombe atomique, celle de Hiroshima. Ici, l’histoire individuelle rencontre l’histoire collective et l’auteure aborde des interrogations fondamentales, existentielles : celles de l’indicible, face à l’horreur et à une grande douleur, de la construction de l’être par sa réappropriation du passé.
« Dans ma vie, je n’ai jamais écrit sur la guerre, sur ces instants là, jamais non plus, sauf quelques pages, sur les camps de concentration. De même si Hiroshima ne m’avait pas été commandé, je n’aurai rien écrit non plus sur Hiroshima, et lorsque je l’ai fait, vous voyez, j’ai mis face au chiffre énorme des morts d’Hiroshima, l’histoire de la mort d’un seul amour inventé par moi ».
Aujourd’hui, je sens que Marguerite Duras me manque, elle, l’écrivaine, elle, l’intellectuelle, elle, la femme de tous les combats… »

Christine Letailleur