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mercredi 4 décembre 2019

Le theatre itinerant au Japon , une tradition vivante,un kabuki populaire

http://0481.jp/Le titre des pièces interprétées n est pas indiqué à l ' extérieur : on ne vient pas voir une pièce, mais une troupe! Le chef, zachô, est l âme de la troupe. On attend de lui qu'il ait la virilité des rôles masculins de bandit d'autrefois, de marin, de vagabond, d'anti-hero, et en même temps qu'il ait la féminité de femme délaissée ,  de Geisha timide ... ). Inversement, les femmes jouent aussi à l'occasion des rôles d'hommes.
 De manière générale, le spectacle qui dure trois a quatre heures se déroule en trois parties. La première présente l ensemble des membres de la troupe à travers un certain nombre de danses isolées, à deux ou en grand nombre. Après un premier entracte, vient la pièce de théâtre, drame ou comédie, les deux étant souvent mêlés. Après un second entracte, c est à nouveau en dansant que les acteurs s offrent au public. Il n'y a pas de textes écrits des pièces : c'est oralement que se font les répétitions et la répartition des rôles sous la direction du chef. On appelle kuchidate, ce principe qui remonte aussi au kabuki d'autrefois.
 L entrée est permanente et coute 1600 yen, alors qu'on ne peut guère apprécier le kabuki ou tous les autres théâtres à moins de  10 000 yen. Une place de cinéma tourne autour de 2000 yen à Tôkyô. Certaines salles de théâtre sont en tatami, d'autres offrent des sièges comme dans un théâtre de style occidental, d'autres encore permettent le choix. Certaines salles ont un hanamichi, cette allée qui traverse la salle et par laquelle les acteurs peuvent entrer et sortir et surtout se donner de plus près encore au public. La mère joue aussi des rôles de vieille femme dans les haha mono, les pièces qui font pleurer dans lesquels les mères (haha) jouent un rôle central.
 Le kabuki et le nô sont l objet d un respect dû à des classiques, mais les héritiers vivants des traditions anciennes sont, eux, oubliés, ignorés, voire méprisés. Le célèbre réalisateur japonais Ozu Yasujirô a pourtant consacré deux films, l un en noir et blanc, l autre en couleur, aux troupes d acteurs itinérants sous le titre de Ukikusa «Herbes flottantes». Ces troupes de théâtre et de danse ne cherchent d'ailleurs pas à se faire connaître en Occident, car elles ont un public très fidèle et vivent en osmose avec lui. Elles sont pourtant les héritières du kabuki, l'art de «la contorsion» et de «l extravagance», tel qu'il fut pratiqué avant l'époque moderne quand il était considéré comme un lieu de perdition où les guerriers ne devaient pas aller (ils y allaient donc en cachette), quand les acteurs étaient considérés comme des manants à éviter et qu'on interdisait aux femmes d'y jouer. Ce «théâtre populaire» a connu bien des métamorphoses au cours de l histoire du Japon moderne. Il a aussi subi de plein fouet la concurrence de la télévision et déjà au début des années 60 le correspondant du Monde, Robert Guillain, mentionnait dans un article la destruction d une salle de théâtre dans le quartier populaire de Kitasenjû à Tôkyô. Cette forme de théâtre est-elle en voie de disparition? Toujours est-il qu elle se maintient aujourd hui même, sans aucune subvention, avec un public qui lui est fidèle. *** La différence fondamentale que l'on trouve par rapport au kabuki, c'est que ces troupes d'acteurs ambulants qui constituent toujours, ou presque toujours, des familles avec le père, le grand-père parfois, le fils adulte, son épouse, ses enfants, des frères, la ou les grands-mères, des bébés qui gambadent dans les coulisses... présentent un spectacle auquel participent hommes et femmes. Tout ce petit monde réside pendant un mois dans un théâtre où il joue une pièce différente tous les soirs et parfois même une pièce différente en matinée et en soirée. Le mois suivant, la troupe repart ailleurs et cède la place à une autre.

 Leur statut de marginaux  persistant les membres de taishû-engeki restent socialement invisibles. Mis à part un nombre limité de passionnés, leur existence est inconnue du grand public pour sa plus grande part. Malgré une inscription officielle de résident à un endroit particulier, les artistes voyagent continuellement au Japon, mois après mois. Tout comme leurs ancêtres séculaires, ils conservent un style de vie nomade.
 Afin de définir et de décrire le style de vie et le drame distincts de taishû-engeki, il est nécessaire d’examiner son contexte historique, vieux de plusieurs siècles. Bien que ses origines demeurent inconnues, il provient en partie de diverses formes de spectacles de rue conçus pour le divertissement et introduits par des artistes itinérants de Chine vers le 7ème siècle. Cette forme originale de divertissement en plein air s'appelait sangaku, c'est-à-dire une variété de formes de divertissement. Mais au fil du temps, on l'appelait généralement sarugaku (alias sarugô) pour des raisons qui n'ont pas encore été prouvées. Les artistes de Sarugaku étaient des chanteurs, des danseurs, des acrobates, des marionnettistes, des magiciens et des imitateurs d’animaux-insectes. Sur le plan de la généalogie, cet éventail varié d’artistes est le lointain ancêtre de ce qui est maintenant largement connu sous le nom de théâtre nô, mais il est également lié aux acteurs actuels de taishû-engeki.

Le theatre Kabuki emission france-culture





NOTES EN VOYAGE -

L'univers sonore du théâtre populaire de Edo 4/8 : Le théâtre Kabuki, 1 : Le Narimono

 



lundi 5 novembre 2018

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JAKUCHU un artiste Japonais enfin presentes aux francais

Pour la première fois en Europe, le public a eu le privilège de découvrir le chef-d’œuvre réalisé par Itō Jakuchū

伊藤若冲

    (1716-1800). Figure singulière de la période Edo (1603-1867), Jakuchū est connu comme l’un des artistes excentriques ou indépendants de Kyōto, qui n’étaient liés à aucun mouvement artistique en particulier, mais qui créèrent un style tout à fait personnel. Ce fut seulement à l’âge de 40 ans passés qu’il put s’adonner entièrement à la peinture. Cet ensemble de trente rouleaux intitulé Images du royaume coloré des êtres vivants (Dōshoku sai-e) est son œuvre la plus ambitieuse, réalisée sur presque une décennie. Il représente avec ses fleurs, poissons, et oiseaux l’un des exemples les plus remarquables de peinture polychrome japonaise du 18ème siècle. Cet ensemble, appartenant à la collection de l’Agence de la Maison impériale du Japon, en tout point exceptionnel, n’a quitté le Japon qu’une fois, en avril 2012, pour être présenté à la National Gallery de Washington. Il n’est montré qu’à Paris accompagné par la triade bouddhique du temple Shôkoku-ji et pour une durée d’un mois en raison de sa fragilité.


https://img.aws.la-croix.com/2018/09/24/1200971150/Nandina-Ito-Jakuchu-1765-Rouleau-conserve-Tokyo-Musee-collections-imperiales_0_729_1286.jpg
Nandina et coq, Ito Jakuchu, 1765. Rouleau conservé à Tokyo,
au Musée des collections impériales. / Agence de la Maison impériale
 Le génie de Jakuchu se cache — comme le diable — dans les détails. Toutes ses peintures recèlent des éléments masqués : un papillon perdu au second plan qui vous fixe dans les yeux, d’inquiétantes taches brunes sur les feuilles, d’étranges spirales. Comme si, au-delà de la vue d’ensemble, il cherchait à nous faire sourire, réfléchir sur l’impermanence, ou peut-être nous adresser un signe de connivence. Jakuchu l’autodidacte n’appartient à aucune école. Images du royaume coloré des êtres vivants, pourtant, est une œuvre singulière qui fait le lien entre académisme et impressionnisme, naturalisme et abstraction, objectif et subjectif… Ce qui bouleverse légèrement notre chronologie occidentale et questionne notre conception de ce qui est ancien ou moderne. Cette exposition qui con­sacre la renaissance d’un artiste extra­ordinaire est sans doute le plus beau cadeau que le Japon nous ait fait depuis longtemps.








Son style éblouissant atteint son apogée avec la série de trente rouleaux verticaux Images du royaume coloré des êtres vivants (Dôshoku sai-e), réalisée sur près d'une décennie, vaste échantillonage de la flore et de la faune, aussi bien terrestres que marines.


La fascination qu'exerce le peintre traverse les âges et son oeuvre est largement appréciée de nos jours au Japon, allant jusqu'à inspirer le collectif teamLab qui crée des oeuvres numériques à partir des peintures de Jakuchû, en qui ces artistes voient un précurseur du pixel art.







Un film lui est consacre:

JAKUCHU: The Divine Colors
Réalisateurs : Yuriko Kumagai & Chihiro Tajima
49 mins / 2016

 Ito Jakuchu (1716 -1800) était un peintre japonais qui représentait le monde naturel avec des couleurs vives dans les moindres détails, ce qui lui a valu le surnom de « l’homme à la main divine ». En 2016, les parchemins au format diptyque, intitulés Phoenix and Peacock, de Jakuchu, disparus depuis de nombreuses années, ont refait surface, incitant les spécialistes en art à lancer une étude de grande envergure utilisant des technologies de pointe afin de mieux appréhender le processus créatif de l’artiste et son style singulier en matière de composition et de motifs.
Lorsque cette étude sera terminée, Phoenix and Peacock sera restauré et exposé au public pour la première fois. Cette exposition à Tokyo présentera d’autres chefs-d’oeuvre de Jakuchu, y compris Colourful Realm of Living Beings et Sakyamuni Triptych.
Le travail des lignes particulièrement délicat de Jakuchu, dont certaines mesurent à peine 0,1 mm d’épaisseur, est un exploit que, selon certains, aucun autre artiste n’a jamais accompli. JAKUCHU: The Divine Colors est une opportunité unique d’observer la main de l’artiste en gros plan afin de révéler les secrets cachés, conservés dans ces rouleaux pendant plus de deux cents ans.

http://www.nhk.or.jp/special/jakuchu/http://www.nhk.or.jp/special/jakuchu/


 
 
HOUZOUJI
  宝蔵寺 est un temple de la famille de Jakuchu et de la famille Ito, Jakucho est une pierre tombale de ses parents la 4ème année de Kani 4 (1751), le 29 septembre et une pierre tombale du frère plus jeune · fils Mi construit le 11 novembre, Meiwa (1765) .

 http://www.houzou-ji.jp/p019.html

 http://www.houzou-ji.jp/data/File_Storage/jyakuchu01A.jpg







dimanche 27 janvier 2013

L'art des Kana

C'est l'écriture qui m'à d'abord amener à me lancer dans l'étude du Japonais.De longes années entrecoupées de pauses plus ou moins longue.De nombreux découragements suivi de périodes enthousiastes et aussi d'abandons désespérés.
Le kana , sillabaire japonais à été créé par des femmes durant l'âge d'or du moyen âge japonais :
HEIAN , l'époque des dames de la cour: Murasaki Shikibu, Sei Sheonagon ...
Avant cette écriture les écris étaient composés exclusivement de caractères chinois.
L'écrit était l'instrument du pouvoir et des hommes.
Les Kana ont contribué à la démocratisation de la langue écrite et à sa fluidité.
Un nouvel alphabet et un autre art de la calligraphie pour un nouveau moyen d'expression .
Une artiste japonaise qui vit actuellement en Allemagne pratique cet art et en fait un moyen d'expression pictural .
Kaoru Akagawa

dimanche 14 octobre 2012

Hasui Kawase

Hasui Kawase (1883-1957)

Hasui est considéré comme l' un des peintres de paysage japonais le plus important du 20ème siècle. Ses représentations sont caractérisées par leur sérénité  et une composition parfaite. Hasui a commencé ses études de  peinture japonaise en peignant avec Kiyokata Kaburagi mais très vite il opte pour la gravure sur bois (l'estampe imprimée) après avoir découvert le travail de Shinsui Ito.
 Bunjiro Kawase, Hasui avait seulement dix-neuf ans quand sa première peinture a été exposée. S. Watanabe à été le premier à reconnaître son génie artistique et Hasui est devenu l'artiste le plus populaire travaillant pour cet  éditeur prestigieux.
Hasui a beaucoup voyagé  au Japon et ses sujets sont le plus souvent des thèmes de paysage.Il commence par faire des esquisses rapides et des aquarelles prises sur le vif avant de les graver. Malheureusement, pendant le séisme de 1923, toutes ses gravures sur bois et plus de 200 esquisses ont été détruites. Les œuvres précédant  cet événement sont extrêmement rares et très recherchées. En 1953 son œuvre emblématique "neige à Sojiji"à été désignée trésor culturel intangible.